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Rythmes et journée type

"Les journées devraient faire 48h" me dit souvent Lili-Rose tant elle est affairée. Du levé jusqu'au coucher, je la vois papillonner à ses projets, dans son univers. Dès le départ de l'instruction en famille, à l'âge de 5 ans, nous avons décidé d'être ensemble durant deux heures le matin pour mener nos expériences, activités, expériences en tous genres.

En deux heures, souvent, nous brassons plusieurs domaines/matières, sciences, littérature, culture générale, maths, informatiques, bricolage... par le biais d'activités formelles ou informelles.

Les séquences qui demandent beaucoup de concentration ou posent le plus difficulté sont courtes, voir très courtes, mais ne perdent en rien leur efficacité. Au contraire !

En exploration dans les environs de la maison

Nous avons toujours mêlé activités que je lui proposais avec ses propres envies d'explorations et idées. Ce qui permet, pour l'une comme pour l'autre, de ne jamais se lasser ! Il y a souvent un nouveau sujet qui se présente et nous est totalement étranger, alors la curiosité appelle la curiosité. Cette année, nous avons mené beaucoup d'expériences de sciences, moi qui était nulle dans cette matière à l'école, j'ai totalement redécouvert le domaine ! Ca m'a même emballé !

Nous sommes donc plutôt des compagnons d'apprentissage, à l'opposé d' "un maître et d'une élève".

Quand Lili-Rose était petite, nous nous retrouvions également une heure l'après-midi puis nous avons arrêté, trop de choses à faire chacune de notre côté. L'après-midi, notre énergie est basse et ne correspond plus.

Tout le reste de la journée, pendant son temps libre, Lili-Rose joue, part promener les chiens dans le bois, lit (probablement au moins 4h par jour), dessine, peint, fait de l'anglais sur une application, écoute des livres audio, de la musique, chante, change la cage de son cochon d'inde, écrit à ses amis, bricole un cadeau pour quelqu'un, avance sur son projet de livre, se fait une omelette, s'entraîne au grand écart... Elle va aussi chez ses papys et mamie une à deux fois par semaine où là encore elle vaque à ses occupations personnelles, jardine, s'occupe de ses cousins... "C'est ça la vraie vie d'un enfant" me dit-elle.


Son bureau, travail du dessin et de la peinture en autonomie

Souvent, les parents en ief me disent qu'on a de la chance qu'elle s'occupe ainsi et apprenne beaucoup en autonomie, que c'est parce que "maintenant, elle est grande". Mais je leur répond que depuis ses 5 ans, âge auquel on a commencé à pratiquer "l'école à la maison", elle a toujours eu de longs moments d'autonomie et de jeux. J'aimais lui apporter les jouets, les livres qu'elle aimaient, à profusion (je chine beaucoup) mais aussi lui mettre à disposition des fournitures pour les étayer.

Par exemple, quand elle jouait aux Sylvanian Families (ça l'a tellement passionné qu'elle y joue toujours), je laissais du papier, des ciseaux, des cailloux, des fleurs séchées, des photos d'illustration... au cas où elle voudrait réaliser des décors. Elle était souvent invitée à prendre des initiatives, à créer, à prendre en main son jeu et à l'enrichir. Ainsi, au fil du temps, elle a compris le plaisir procuré d'être seule et de "mener sa barque".


Fabrication de décors en papier pour les "Sylvanian Families"


Coin jardinage et rempotage dans le jardin

Il y a certaines matières que nous n'avons jamais travaillé comme la lecture ou l'orthographe par exemple. Elle s'est formée au fil des livres, tout naturellement. Juste en observant et en étant immergée.


Nous respectons aussi les moments de creux, de fatigue, ils sont inhérents au cycle des saisons, aux tempéraments créatifs suite à un gros projet... Avoir la liberté de son temps, c'est avoir le temps d'apprendre à se connaître.

C'est un apprentissage en or pour l'avenir.


A chaque rentrée, je n'ai pas de planning pour l'année. Juste un vieux cahier où j'écris des idées de thèmes glanées en écoutant ou en observant Lili-Rose, des sujets qui me semblent passionnants ou sembleront l'intéresser... Je note des thèmes ceux qui nous déroutent ou nous rebuteront, je réfléchis alors à comment les aborder, à notre façon.

Mon cahier est donc un grand brainstorming, il ressemble à mes carnets d'inspirations de créatrice de mode quand je développais mes collections. J'y colle des photos trouvées sur Pinterest, Instragram... je note des idées de livres ressources, je cherche sur internet du matériel pédagogique, je fais des gribouillis, des croquis... Je recoupe toutes ces notes et crée, souvent désormais, en complément, nos propres supports pour apprendre. On est donc loin d'un programme scolaire bien établi, d'un niveau de classe/ d'âge.

L'exploration est vaste, en arborescence, ouverte et souple.

Créative.

C'est ce qui nous correspond.



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